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RESTAURATION

Restauration du Château

Depuis 1992, la sauvegarde du château médiéval du Rivau, Monument Historique classé depuis 1918 a été entreprise par les propriétaires actuels. En effet, toitures, charpentes, hauts des lucarnes à fronton, double pont-levis à flèche ont fait l’objet d’une très importante campagne de restauration, notamment pour assurer la préservation du château. Ces rénovations on été conduites sous la direction d’Arnaud de Saint Jouan, Architecte en Chef des Monuments Historiques. En 1996, la French Heritage Society (anciennement Friends of Vielles Maisons françaises) récompense le sauvetage du château en attribuant au Rivau son Grand Prix de la Demeure Historique. Ce prix permet la restauration de la fresque peinte sur enduit frais du plafond de la salle à manger du festin de Balthazar.
En janvier 1998, les propriétaires actuels acquièrent les commun séparés du château depuis cent ans. Ainsi, une vaste campagne de restauration commence et remet en valeur le patrimoine agricole : le pédiluve est à nouveau alimenté, l’eau jaillit de la rare fontaine à bec de canette, le pressoir retrouve son aspect originel et les outils traditionnels du vigneron y sont exposés. Plus tard, en 2002, les salles du 1er étage du château retrouvent leur éclat et accueillent de nouveau les visiteurs. Les jardins sur 6 hectares, reconstitués avec le soutien du Conseil Régional du Centre d’après les documents recueillis dans les archives du Rivau, évoquent les gravures du Moyen Âge et les contes de fées qui s’en sont inspirés.

Les chiffres

• Surface des toitures d’ardoises changées : 1276 m2
• 126 fenêtres ont été remplacées avec les modèles de ferronneries du XVe siècle
• Échafaudages nécessaires : 727 m2
• 1km de mur est remonté
• Charpente remplacée : 75 m3 de chêne
• 12 poutres de 60 x 80cm de section ont été renforcées avec la technique traditionnelle du trait de Jupiter

Restauration des écuries royales

Après 18 années de restauration, le site du Rivau a retrouvé son aspect d’origine. Cette mise en valeur d’un patrimoine architectural médiéval et renaissance contribue au développement touristique du Sud Touraine. Décor de l’avant-cour du Château du Rivau, les écuries Renaissance devaient retrouver leur lustre. Classé Monument Historique , ce monument, seul vestige en France des bâtiments équestres inspirés par l’architecture antiquisante de la Renaissance, souffrait de nombreux désordres :

– La tour extérieure s’était effondrée car la toiture ne la préservait plus, depuis bien longtemps.
– Les corps de bâtiment souffraient de plusieurs maux. Le blocage de moellons dans l’épaisseur des murs, larges de deux mètres, avait complètement fondu sous l’effet des eaux de pluie. Ces murs, affaiblis, ne pouvaient plus porter les voûtes et celles-ci, en berceau, trop plates, ne soutenaient plus le poids de l’étage supérieur.
– Le bâtiment s’ouvrait en deux, comme une huître malade, sous l’effet de ces désordres.
– La transformation de l’aile méridionale en étable, dans un passé récent, avait gravement endommagé les murs. Rappelons que les maçonneries montées à la chaux ne supportent pas l’étanchéité du ciment. Ainsi les stalles de béton et le sol cimenté aggravaient encore la pression sur les murs de tuffeau.
– L’escalier à volée droite de pierre dans l’épaisseur du mur avait été remplacé en partie par un escalier de béton.
– Les remarquables mangeoires en pierre furent conservées dans l’aile ouest mais avaient été détruites ou recouvertes de béton dans l’aile sud.
– Une partie de l’aile orientale avait été irrémédiablement endommagée par l’installation d’un fumoir qui avait noirci les vieux murs et effacé en grande partie les maximes qui y étaient apposées en vers traitant d’équitation et d’hippologie. Des travaux de grande ampleur étaient nécessaires pour assurer la sauvegarde de l’édifice. Ils ont débuté au printemps 2006. Ils ont nécessité un investissement global de 3.000.000 € TTC et ont pu être réalisés avec l’aide de l’Etat, et du Conseil Général.

Arnaud de Saint-Jouan, architecte en Chef des Monuments Historiques a fait procéder :

– aux réfections de la couverture. Les tuiles mécaniques modernes ont été remplacées par des tuiles anciennes et plates. L’ardoise était un matériau onéreux et il était fréquent selon la tradition régionale de couvrir les bâtiments utilitaires de tuile.
– à la réfection de la charpente.
– aux reprises importantes de maçonneries, avec des injections dans l’épaisseur des murs pour les consolider, la consolidation des voûtes, le rejointoiement des murs de façade, le bouchage de fissures, la pose d’enduit sur les moellons extérieurs, la recréation d’une partie de l’escalier de pierre, la réouverture des baies des façades et la suppression des contreforts extérieurs.
– à la pose des sols de pierre.

Certains des aléas de la vie du monument ont néanmoins été conservés : ainsi la tour d’angle extérieure qui s’était écroulée il y a une vingtaine d’année ne sera pas reconstruite.