Exposition d’art contemporain
Métamorphoses
au Rivau
Exposition d’art contemporain
Métamorphoses au Rivau
La nouvelle exposition d’art contemporain en Val de Loire
Du 1er avril au 1er novembre 2026
Mettre l’Histoire de l’art au présent est le credo de Patricia Laigneau, commissaire de l’exposition. L’exposition invite les visiteurs à une traversée de l’histoire de l’art du passé grâce au regard créatif et espiègle des artistes de notre temps ! À partir de détournements et recyclages d’oeuvres clés de l’histoire de l’art de la Renaissance, les secrets des grands peintres du XVIe siècle et des merveilles des cabinets de curiosités se découvrent sous un angle inédit, entre humour et émerveillement.

Arnulf Rainer, Rembrandt, 2019
Collection Château du Rivau
Les thèmes et les artistes de l’exposition
La salle des Portraits
Dans la salle des portraits, les représentations des anciens seigneurs du Rivau du XVe siècle peint par Hyacinthe Rigaud (le portraitiste du Roi) dialoguent avec les portraits de notre époque à travers différents médiums :
– La photographie, par Valérie Belin qui photographie la famille actuelle.
– La tapisserie, avec l’artiste allemand Volker Hermes qui détourne l’emblématique portrait du roi Francois Ier par François Clouet (le seigneur du Rivau était son Grand Ecuyer à la Renaissance) pour lui insuffler un esprit iconoclaste avec une oeuvre textile.
– L’artiste autrichien Arnulf Rainer a, quant à lui, confronté ses fulgurances à ses icônes personnelles en recouvrant de peinture le portrait de Rembrandt.
– Le miroir, avec l’oeuvre de Jean-Baptiste Caron : le visiteur, en effleurant de son souffle un miroir, verra apparaître une phrase-rêve avant de la voir disparaître aussitôt.
– La sculpture avec le masque de béton dépourvu de visage de Didier Trénet.

Volker Hermes, François, série Hidden Portraits/Portraits Cachés, 2025
©Léonard de Serres/CMN
La salle du Grand Logis
Cette salle est consacrée à la figure animale et reflète la passion pour le monde animal des princes d’autrefois dans l’esprit des cabinets de curiosités de la Renaissance. À la manière d’une mise en abyme avec les collections d’art cynégétique des parents des actuels propriétaires, de très nombreuses pièces de la collection du Rivau, Armelle Blary, Sara Battaglia, Nicolas Darrot, Alexis & John Gailla, Jeff Koons, Theo Mercier, Art Orienté objet, Julien Salaud, Marnie Weber, et SUN Xue questionnent l’art du trophée.
Les oeuvres murales de Karen Knorr et de Marie Cécile Thijs citent le bestiaire médiéval. François Chaillou nous parle de disparition des espèces. Julien Salaud a installé un dragon, star du bestiaire médieval aux côtes de la licorne de Margaux Laurens Neel. Magali Lambert bouscule la hiérarchie entre proies et prédateurs, Zoe La Douce envoie des messages.

Karen Knorr, King’s Audience, série Fables 2004/2007
Collection Château du Rivau
La salle du Festin
Dans la Salle du Festin, les grandes céramiques du duo Lamarche-Ovize, nourries de leur imaginaire médiéval, conversent avec les pièces pallipsistes de Jean-Charles Avisseau du XIXe siècle. Au mur, les oeuvres de Gilles Barbier, Fabien Verschaere, sur le thème de la nature morte, dialoguent avec le Dernier souper de Sabine Pigalle, tandis que la pièce de Laurent Grasso se mesure avec un Saint Martin du XVIe siècle par un artiste flamand (Saint Martin a eu la révélation chrétienne à quelques lieux du Rivau) et le portrait de Corine Borgnet se confronte avec un fameuse peinture caricaturale de Naure-Morte du XVIe siècle.

Corine Borgnet, Arcimboldo ©Corine Borgnet
La salle des Dames
C’est une salle dédiée aux dames, aux héroïnes du château, d’hier et d’aujourd’hui, du Rivau et d’ailleurs. À celles qui venaient, en hiver, s’asseoir sur les coussièges, non loin de la majestueuse cheminée gothique, pour broder, tisser, causer. Ici, la peinture d’histoire est revisitée à travers la figure féminine de l’histoire de l’Art.
A l’entrée, une Vierge à l’Enfant dans un grand médaillon en céramique signé de Giovanni Della Robbia, un artiste majeur de la Renaissance florentine, dialogue avec le Tondo sur le manteau de la cheminée de Sheila Hicks. Les portraits de grandes dames, archétypes de l’histoire de l’art de l’Italie à la Renaissance, sont évoqués par Pierre Ardouvin, Gilles Barbier, Julien des Monstiers, ORLAN, Sabine Pigalle, et illustrent un musée idéal dédié aux grandes figures féminines de l’Histoire de l’Art.

Giovanni Della Robbia, Vierge à l’Enfant, 1534
Collection Château du Rivau
De leur côté, Agnès Thurnauer et Ashley Zelenskie interrogent le Siècle d’Or Hollandais. La Dame aux mouchoirs de Céline Cléron revisite les iconiques Della Robbia, en ajoutant une touche d’humour, chère à l’artiste, grâce à ses mouchoirs en forme de tissu à jeter. Les fantômes font aussi partie de la peinture d’histoire, nous dit Gilles Barbier avec Hawaian ghost car la peinture peut être un fantasme. Malgré ses morts annoncées, physiques ou cérébrales, elle finit toujours par revenir, tel un fantôme.
Les objets d’art aussi ont été contemporanéisés, ainsi l’art du verre. La grande table centrale est dressée avec les verreries de Richard Fauguet et font écho à La promesse de Kim Kotatamalune, subtile sculpture opaline et aérienne qui la surplombe. L’or avec la couronne surdimensionnée de Vincent Olinet tandis que Medicine jar de Jeanne Susplugas réinterprète les pots à pharmacie des grandes demeures de la Renaissance.

Agnès Thurnauer, Créolisation interne, 2021
©Agnès Thurnauer
Les salles Hommage à Jeanne d’Arc
Dans les salles dédiées à Jeanne d’Arc (elle est venue chercher des chevaux au Rivau en 1429), les oeuvres dédiées à la sainte explorent les facettes de la représentation de l’héroïne. Les images et les sculptures du XIXe siècle exposées dans les trois salles incarnent la sauveuse de la France.
Le Rivau souhaite montrer les évolutions des regards et des mentalités à travers ses expositions consacrées à l’Histoire reinterprétée par le regard de notre époque. Ainsi Pierre et Gilles revendiquent le côté icône de Jeanne, Mathieu Duffois interroge ses zones d’ombre grâce à son matériau de prédilection la pierre noire. Léo Dorfner raconte une histoire différente à l’aide des marques dont il a tatoué l’image de la pucelle. Charles Freger, lui, souligne son héritage dans la culture populaire et l’artiste espagnol Eugenio Merino lui prête un tempérament explosif.

Pierre & Gilles, Jeanne la rebelle (Juliette Armanet), 2019
Collection Château du Rivau
Le cabinet de curiosités
Le cabinet de curiosités ou studiolo était le lieu où le seigneur des lieux conservait des objets précieux rapportés des lointains voyages et des curiosités destinés à stimuler l’imaginaire. De nos jours, un des plaisirs de l’art contemporain est de décrypter le sens de l’oeuvre et de prolonger ainsi l’esprit de curiosités. Au Rivau, nous perpétuons cette attitude en intégrant des oeuvres d’art de notre époque, dans le registre de la curiosité et quelquefois de l’inattendu.
Le daim de plumes d’Audrey Pruvot vient rappeler la place des chimères à la Renaissance ainsi que l’Ours noir d’Angélique de Chabot et le Gardien de Luke James. Ils s’entretiennent avec la vidéo Le Hibou de Bertrand Gadenne. Tandis que le Masque singulier de Céline Cléron remémore la vanité des biens terrestres. Le Salvator Mundi (Sauveur du Monde) créé par l’artiste belge Jan Fabre, une sphère surmontée d’une épine dorsale proche des globus cruciger de la tradition chrétienne, est aussi dans cette veine.
Conversant avec la Tempête de Pauline Bazignan inspiré du chef d’oeuvre de Giorgone, l’un des tableaux les plus énigmatiques de l’histoire de l’art, le Grand buste de Gisèle Garric fait vivre la mémoire de Bernard Palissy qui avait intégré le goût des grottes importé d’Italie dans ses céramiques.

Pauline Bazignan, 23.05.2023 (Tempête 7), 2025
©Rebecca Fanuele
Les Nouvelles Renaissance(s] en Val de Loire
L’exposition Métamorphoses au Château du Rivau rejoint les Nouvelles Renaissance(S] en Val de Loire, un programme qui célèbre l’art de vivre de la Région et met en relation ses arts plastiques, culturels et de la table, son patrimoine architectural et naturel d’exception.
Informations pratiques
Exposition Métamorphoses au Rivau
Ouverte au public tous les jours du 1er avril au 1er novembre 2026
De 10h à 18h en avril et en octobre, et de 10h à 19h de mai à septembre
Exposition incluse dans le billet d’entrée pour le château et ses jardins

