Art contemporain
Calder au Rivau
Calder au Château du Rivau
A découvrir du 15 octobre au 1er novembre 2026,
Le Grand Cirque et Animal Sketching, œuvres de jeunesse de Calder
Installé à Saché, en Val de Loire, de 1953 à 1976, Alexander Calder y a vécu et créé une part importante de son œuvre. À l’occasion du centenaire de sa naissance, la Région Centre-Val de Loire lui rend hommage à travers une programmation déployée dans treize lieux emblématiques du territoire.
Le Château du Rivau s’impose naturellement comme l’un des écrins de cette célébration. Réputé pour l’émerveillement que suscitent sa collection d’art ainsi que ses jardins féeriques classés Jardin Remarquable, il accueillera les œuvres de jeunesse Le Grand Cirque et Animal Sketching dans ses monumentales écuries.
Inventeur du Mobile, Alexander Calder révolutionne la sculpture en lui insufflant le mouvement. Ses œuvres défient la gravité qui avait jusqu’alors défini cet art.
Dès les années 1920, animé par un esprit inventif et empreint d’humour, Calder explore les possibilités du mouvement. À partir de matériaux simples et du quotidien —carton, papier, bouchons de liège, pinces à linge, tissu ou fil de fer— il donne vie à un univers foisonnant. De ces éléments modestes naît une véritable farandole de personnages : lions, éléphants, chevaux, trapézistes, femmes à barbe ou encore lanceurs de hache, tous animés d’une joyeuse énergie.

Le Grand Cirque, présenté au Rivau
à travers le film du cinéaste Jean Painlevé
Avec Le Grand Cirque, son célèbre cirque miniature, Calder signe une œuvre fondatrice. Il y endosse tour à tour les rôles de chorégraphe, de marionnettiste et de Monsieur Loyal, animant lui-même les quelque 160 figurines et animaux qui composent ce spectacle fascinant. À travers cette mise en scène ingénieuse, il propose une expérience artistique inédite, où la sculpture devient vivante et se déploie dans le temps.
Le Tout-Paris de l’époque se presse pour assister à ces représentations burlesques, séduites par un spectacle foisonnant de surprises et d’inventions. Véritable précurseur des performances artistiques contemporaines, Le Grand Cirque révèle une conception nouvelle de l’art, fondée sur le mouvement, la durée et l’interaction directe avec le spectateur, qu’il soit enfant ou adulte.
En faisant entrer la performance dans le champ de la sculpture, Calder ouvre une voie radicalement nouvelle. Pour comprendre pleinement son œuvre, il faut avoir vu Le Grand Cirque.
Le film réalisé par le cinéaste Jean Painlevé, pionnier du cinéma et ami de Calder en 1953, nous fait revivre Calder actionnant ses petits personnages sur fond de musique de cirque que son épouse Louisa passait sur un gramophone. On y voit à la fois le géant Calder et ses minuscules figurines déjà en mouvement, on devient le regardeur qui participe à l’œuvre.
Animal-Action avec la projection de l’ouvrage Animal Sketching
En complément, on saisira le sens de l’épure de Calder avec la projection des images de l’ouvrage Animal Sketching (1926), un recueil de dessins animaliers, point de départ de son œuvre : des animaux saisis dans leur essence, en quelques lignes qui captent aussi, déjà, leur mouvement. La projection rassemble les dessins pris sur le vif, réalisés en 1925, puis publiés l’année suivante dans le manuel où Calder insiste sur le lien entre animal et action dans le but de faire vivre une forme par une ligne minimale.
Informations pratiques
Accès inclus dans le billet d’entrée pour le château et ses jardins sans supplément et sans réservation.
Tous les jours du 15 octobre au 1er novembre 2026, de 10h à 18h.

Dans le cadre du festival AR(t]CHIPEL 2026,
en partenariat avec la Région Centre-Val de Loire
et le Centre Pompidou.

