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LES FLEURS GÉANTES DE MAI

Des végétaux spectaculaires

Les 15 jardins du Rivau plantés de manière naturelle d’un très grand nombre de plantes ont comme point fort la palette de couleur des végétaux qui les composent. Une flore d’autant plus étonnante que nombre d’entre elles jouent aussi le spectaculaire, la démesure.

 

Dès le mois de mai, les hallucinants Dracunculus, serpentaire en langue vernaculaire. Elles hissent une bractée carminé d’environ 60 cm d’où émerge leur spadice ( leur inflorescence ) de couleur noir de presque 1 mètre de long !

Les fleurs géantes en été

En juin, c’est le tour des Eremurus de faire le show. Inoubliables, ces lys des steppes ponctuent le Chemin de fées de leurs hampes vertigineuses. Le contraste de leurs silhouettes graphique et du tapis de roses rouges à leurs pieds, est proprement sidérant.

 

En juillet, les Veroniscastrum Virginicum fascination sont vraiment extraordinaires. Leurs longs épis mauves jouent aussi dans le maximalisme d’autant qu’ils attirent les abeilles et les papillons en un ballet incessant.

 

Au mois d’août, difficile de partager les vedettes du grandiose entre les tournesol géants de Russie qui  peuvent atteindre 3m 50 de hauteur au jardin des fleurs comestibles et les merveilleux Dahlias du Chemin des fées.

 

Eole et Eos, dahlias rouges géants à fleurs simples garantissent aussi la biodiversité car leur pollen est recherché par les insectes pollinisateurs comme les abeilles et même les moro-sphinx ou sphinx colibri ! Les Erythrine Crête de coq tentent de capter l’attention  des visiteurs tant leurs floraison est stupéfiante.

 

La fine fleur du jardin rouge que l’on appelle le  chemin des Fée est aussi composée de bulbes singuliers  comme les Eucomis , dits aussi  plantes ananas  et de cannas géantsCe jardin est ainsi le refuge de la biodiversité. De nombreux insectes et papillons le fréquentent et assurent une attitude écologique responsable.

Les fleurs géantes en automne

Septembre est un  mois propice pour apprécier la  luxuriance et le foisonnement des vivaces et des graminées.

 

Car,  à la fin de l’été,  les inflorescences de la collection de graminées  éclosent en épi, plumets, panicules ou même goupillons. Les plantations en masse  de ces merveilleuses herbes ornementales  s’inclinent au vent ou devant nos visiteurs. Leurs mouvements accentuent la sensualité de leurs textures qu’on a envie de caresser. Le surdimensionnement des Miscanthus et des  Calamagrotis Karl Foerster  procure aussi émotion et délice de même que leur bruissement au vent. Côté fleurs, ce sont les grands Rudbeckias  ‘Herbstsonne’  de couleur jaune d’or qui tentent de rivaliser avec les graminées géantes ou avec les citrouilles gargantuesques du potager.

 

En automne, ce  sont les teintes  des arbustes, des graminées et des  arbres qui époustouflent.

Les Asphodèles

Malgré le ciel gris et la pluie incessante c’est jour de gloire pour les Asphodèlines lutea, l’asphodèle à fleur jaune.

 

Cousine des Asphodèles albus qui peuplaient la prairie où Ulysse aperçut les âmes d’Achille et d’Orion. Cette liliacée porte le nom en langage vernaculaire de Bâton de Jacob. Une fois n’est pas coutume, nos amis britanniques ne l’utilisent que rarement. Certainement car son origine méditerranéenne lui fait craindre les terrains frais, ces très jolies fleurs de mai sont peu répandues. Plantées il y a quelques années, elles apprécient le sol très drainant du Rivau. Depuis, elles se ressèment généreusement une scène fraîche et gaie au printemps.

 

Cette liliacée pousse en épi et ses fleurs de la couleur du soleil (qui tarde à venir) en forme d’étoile s’ouvrent en partant du bas de l’épi vers le haut. L’association de ses fleurs jaunes brillantes fonctionne à merveille avec le jaune doux des Digitales purpurea en fleurs aux même moment. Ses fines feuilles de couleur glauque qui retombent le long de l’épi sont un peu comme une chevelure qui met en valeur une belle.

 

Autre charme : dès sa fructification, elle rentre en repos et laisse la vedette aux autres vivaces qui habitent le jardin du Petit Poucet. Encore un atout, le parfum de ses feuilles !

Les Digitales

A partir de la deuxième semaine de mai, l’héroïne est la digitale. Sans se faire remarquer, elle a lancé ses grandes hampes d’environ 1 min 30 de hauteur et a formé ses romantiques fleurs. Cette digitale est un hybride F1 que Michel, un des jardiniers du Rivau, a semé il y a quelques années. Elle s’appelle Camelot, probablement car ses grosses cloches sont tantôt roses tantôt jaunes, imprévisibles comme un bonimenteur !

Elles aiment autant l’ombre que le soleil et se plaisent autant dans la Forêt enchantée que le long du jardin du Petit Poucet. Cette variété a comme particularité que ses cloches ne retombent pas le long de la hampe, mais qu’elles se tiennent à l’horizontal. Comme si les cloches voulaient se tenir à l’écoute du chant des oiseaux. On les appelle aussi Gant de Notre-Dame. Sans doute parce que si la Vierge avait mis des gants, ils auraient cette douceur.

 

Autre bonheur : les digitales apprécient la terre calcaire du Rivau. De plus, leurs grandes hampes font de merveilleux bouquets. Après la floraison, les hampes sont rabattues pour favoriser la remontée. Elles sont de courtes vies, mais ressèment abondamment si la terre est assez riche.

Les Delphiniums

La semaine suivant les delphiniums essayent de ravir la vedettes aux collections d’iris et de roses du Rivau.

 

La série des pieds d’alouette (nom vernaculaire des Delphiniums) Pacific giant ‘Black kight’ bleu foncé à œil noire adorent la terre argilo calcaire riche en éléments nutritifs du Rivau. Leurs hautes hampes d’environ 1m20 se marient aux floraisons blanches des Juliennes de jardin blanches et se découpent devant les Deutzia du Setchuan. Ses tiges robustes résistent au coup de vent et demandent peu de tuteurage.

jardin en mai