Découvrir
  1. Accueil
  2.  > 
  3. Découvrir
  4.  > 
  5. Art
  6.  > 
  7. Expo Temporaire
  8.  > 
  9. Jean luc Verna

Jean luc Verna

BIOGRAPHIE DE JEAN LUC VERNA

Jean-Luc Verna est né en 1966 à Nice. Issu d’une famille très conservatrice et d’un milieu qui l’étouffait, Verna s’émancipe de ce carcan, traversant par exemple une période punk. Résolument anticonformiste et ambigu, ce plasticien touche à tout, du dessin à la performance en passant par la musique ou la danse, puisqu’il a fait partie de plusieurs groupes de rock’n’roll et qu’il a collaboré avec une chorégraphe, Gisèle Vienne. Le plasticien niçois a étudié l’Art dans sa ville d’origine, à la Villa Arson, dans laquelle il a également enseigné quelques années plus tard. Aujourd’hui, Verna a acquis une renommée lui permettant d’exposer partout dans le monde. Ses œuvres ont en outre rejoint les fonds de grands musées d’Art contemporain : la Musée d’Art Contemporain du Val de Marne (MAC VAL), le Centre Pompidou, le Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, le Museum of Modern Art (MoMA) à New York… Il est représenté par la galerie Air de Paris.

SON OEUVRE DE JEAN LUC VERNA

La diversité des media employés par le plasticien niçois rend son travail éclectique, mais toujours avec des thèmes de prédilection : la mort, l’amour, la vie sont réunis dans une esthétique à la fois punk et onirique, à l’image de l’artiste, dont le corps, couvert de tatouages et constamment maquillé, ne fait qu’un avec son œuvre. Il aime utiliser son enveloppe corporelle, la retoucher, la réinventer sans cesse pour continuer à la contrôler. Il s’est notamment mis en scène, nu, dans une série de photographies où il reprend des poses mêlant les canons de l’Histoire de l’Art et la culture populaire, le rock’n’roll surtout. Dans l’une de ces photographies, on peut le voir ouvrir les bras, tel le Christ peint par Delacroix, mais aussi tel Iggy Pop torse nu sur scène. Un médium affectionné par Verna est le dessin, mais il utilise une technique très particulière. Il va en effet calquer son croquis initial, puis photocopier le calque obtenu, macule la photocopie et retravaille le tout avec du matériel de dessin, mais aussi du maquillage, comme s’il s’agissait de son propre corps. Le résultat final paraît vouloir s’effacer rapidement, comme une poudre que l’on n’aurait pas retouchée sur un visage. D’ailleurs, Verna utilise souvent du papier jauni et usé comme support ; tout cela illustre une démarche pessimiste. L’artiste nous annonce que tout, et en premier lieu les êtres humains, est voué à mourir, à se décomposer. Il a d’ailleurs déclaré dans une interview à Boum ! Bang ! : « Ma technique consiste à tuer le dessin pour le faire vivre autrement. Je le mets à mort et le réanime, comme mon visage ou mon corps avec le maquillage et les tatouages. » Pour résumer, l’œuvre de Jean-Luc Verna est loin d’être conventionnelle. Son univers pop, voire kitsch, mais parfois glaçant, lui est propre et ne peut laisser indifférent le spectateur qui s’y confronte.

L'OEUVRE DE JEAN LUC VERNA AU RIVAU