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Fabien Merelle

BIOGRAPHIE DE FABIEN MERELLE

Fabien Merelle est un artiste français, de mère italienne, né en 1981 à Fontenay-sous-Bois. Diplômé des Beaux-Arts de Paris en 2006, il a également suivi une formation à l’école des Beaux-Arts de Xian, en Chine. D’abord dessinateur, il devient également sculpteur. Il a été pensionnaire de la Casa Velasquez, un centre d’accueil de scientifiques et d’artistes contemporains situé à Madrid. En 2010, il est le premier lauréat du Prix Canson qui récompense chaque année un artiste travaillant avec le papier. Il a déjà exposé au Château du Rivau, notamment au cours de l’exposition 2018 sur le thème « Le Beau, la Belle et la Bête » ; actuellement, il vit et travaille à Paris ainsi qu’à Tours.

SON OEUVRE DE FABIEN MERELLE

L’œuvre de Merelle est finalement très imprégnée par le dessin, puisque même ses sculptures sont conçues comme des transpositions en volume de croquis. Son travail est formellement très réaliste, mais les thèmes en appellent à l’imaginaire et à la rêverie du spectateur. Par exemple, dans sa sculpture « Pentateuque », il se représente portant un éléphant sur son dos ! Le plasticien franco-italien s’auto-représente en effet dans plusieurs de ses œuvres, utilisant son corps comme médium artistique, ce qui lui permet paradoxalement aussi bien d’explorer sa propre identité que de l’effacer pour représenter une personne anonyme et donner un caractère universel à son travail.

L'OEUVRE DE FABIEN MERELLE AU RIVAU

Autoportrait :
L’œuvre exposée au Rivau est un autoportrait fictif de Léonard de Vinci dans lequel, comme pour nombre de ses autres œuvres, Merelle utilise sa propre image comme modèle. Cet hommage à Léonard de Vinci se revêt d’une signification personnelle puisqu’un fac-similé d’un autoportrait de l’artiste italien de la Renaissance était accroché dans la maison des parents de Merelle et a contribué à forger sa vocation. La sculpture a été réalisée à l’échelle 1, ce qui accentue son aspect réaliste. Sur l’épaule de l’artiste contemporain, un Milan noir rappelle que Léonard de Vinci avait étudié les oiseaux et leur vol. Merelle a décidé d’ajouter un autre volatile, le merle, dans ses mains jointes ; cela donne d’ailleurs également un trait d’humour à l’œuvre en jouant avec la similitude phonétique merle/Merelle. Le plasticien contemporain signale ainsi sa présence dans ce portrait métaphorique du génie italien qui a vécu et travaillé dans le Val de Loire comme lui. L’Histoire et le présent se mêlent par conséquent pour former un tout : deux artistes qui, malgré des réalités et une époque différentes, entreprennent la même démarche de questionnement identitaire à travers une représentation d’eux-mêmes. Cette allégorie du statut d’artiste confère à l’œuvre, de même que pour le reste du travail de Merelle, une dimension intemporelle.

Les machines extraordinaires :
Dans cette œuvre, Merelle s’inspire de la Vis aérienne dessinée par De Vinci, une espèce d’aéronef à hélice qui n’a jamais été construite, notamment car l’on n’avait pas les moyens de faire voler un tel engin au XVIe siècle. Artiste, mais aussi ingénieur, Vinci a en effet conçu des engins fantastiques qui n’ont jamais vu le jour, mais dont la représentation était claire dans sa tête. Finalement, c’est là que naît l’œuvre d’Art ou d’ingénierie. Merelle, non sans humour, reprend cette idée en utilisant son corps, mettant à la place de sa tête une machine.