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Corine Borgnet

Artiste plasticienne, Corine Borgnet a étudié aux Beaux-arts de Poitiers avant de se délocaliser à New York pendant plus de dix ans. De retour des USA en 2002, elle installe son atelier à Montreuil, où elle vit et travaille. Elle est actuellement représentée par la galerie Valérie Delaunay à Paris.
Son adage, «Ne nous prenons pas trop au sérieux, il n’y aura aucun survivant !» est emprunté à Alphonse Allais.

SON OEUVRE

C’est toujours cette même question du sens de la vie et de la fragilité de l’être qui est posée dans l’œuvre de Corine Borgnet dont l’approche artistique se manifeste par des processus de création et l’usage de matériaux et techniques radicalement différents, - ne se refusant rien ou presque, de l’os à la vidéo, du Post-it à la réalité virtuelle.
Partant le plus souvent du dessin, elle crée depuis 20 ans une œuvre dont les ressorts sont l’absurde et l’oxymore.
Sa pratique est protéiforme, complexe et toujours référencée. Artiste iconoclaste, «sans foi ni particule», elle puise autant sa symbolique dans une iconographie empruntée à la grande histoire que dans des modes d’expressions plus populaires comme le tatouage, les contes et mythologies

L'OEUVRE DE CORINE BORGNET AU RIVAU

L’œuvre de Corine Borgnet, « L’assiette couronne », une « saynète » empruntée à l’installation « Le Dernier Souper » est présentée au Rivau dans le cadre de l’exposition Le Goût de l’Art, l’Art du Goût. L’artiste invite le visiteur à table en présentant tous les éléments nécessaires au repas : une assiette remplie, des couverts et un verre. Pourtant en regardant de plus près, on constate, que la vaisselle semble vieille et prête à se détruire au moindre toucher. La matière Jesmonite qui compose cette vaisselle est une résine calcaire, pouvant faire penser à du travertin et qui permet de jouer avec l’histoire, comme s’il s’agissait d’objets issus de fouilles archéologiques. Le menu se compose d’une couronne d’os semblable à celle portée lors de la Crucifixion.

« Donner et reprendre, unifier le sublime et le sentiment de la perte, tel est l'esprit qui préside à cette cérémonie et à l'esprit de faste. Le dernier souper serait-il celui, allusivement, d'un monde de la surconsommation à bout de souffle, condamné ?
Nourritures terrestres, nourritures célestes - vous n'avez plus de matière. »

Extrait Texte écrit pour l’exposition LE DERNIER SOUPER par Paul Ardenne est écrivain et historien de l'art.

corine borgnet, le dernier souper, sculpture, installation

Corine Borgnet, The last supper, la couronne, 2019, os de volailles et jesmonite, 30 x 30cm, Courtesy de l'artiste