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Antoine Roegiers

BIOGRAPHIE D'ANTOINE ROESGIERS

Antoine Roegiers naît à Braine l’Alleud, en Belgique, en 1980. Il vit et travaille aujourd’hui en France. Peintre de formation, il est diplômé des Beaux-Arts de Paris en 2007, remportant en prime le Prix Roger Bataille qui récompense un étudiant en dernier année de cette école. Autodidacte, il se lance également dans la vidéo, medium qu’il va utiliser dans son œuvre en plus de la peinture et du dessin. Il a notamment présenté son travail à la galerie Guy Bärtschi à Genève, mais aussi à Los Angeles, Barcelone, Pékin, ou plus proche de nous au Palais des Beaux-Arts de Lille.

L'OEUVRE D'ANTOINE ROEGIERS

Son œuvre dénote sa grande connaissance de l’Histoire de l’Art et des techniques picturales. Il explore beaucoup la peinture flamande et ses grands maîtres tels que Peter Bruegel, Pierre Paul Rubens ou Jerôme Bosch, puisqu’il est fasciné par le sens du détail présent dans leurs toiles et leur dimension narrative. Roegiers explore le rapport de ses œuvres au temps, tantôt en le rallongeant, tantôt en le raccourcissant. Par exemple, il reproduit des éléments de peintures de Rubens en figeant les personnages dans un flou qui donne l’impression qu’il a capturé une microseconde de l’action, comme dans « La vengeance » ou « La morsure ». D’autre part, il reprend également des œuvres pour les animer en vidéo : c’est le cas de « La tentation de Saint-Antoine » peinte par Jerôme Bosch au début du XVIe siècle, dont il anime les saynètes et imagine l’histoire dans un film. Le travail du plasticien belge va donc bien plus loin que la copie d’œuvres classiques : en devenant un intermédiaire entre le spectateur et les tableaux des maîtres flamands, Antoine Roegiers fait dialoguer le classique et le contemporain et se plonge dans l’imaginaire des artistes du passé.

L'OEUVRE D'ANTOINE ROEGIERS AU RIVAU

Cette fois-ci, c’est à Léonard de Vinci que l’artiste belge rend hommage, ce qui n’est pas incohérent au vu des nombreux contacts, notamment artistiques, qui existaient entre la péninsule italienne et la Flandre au XVIe siècle : certains historiens parlent même de « Renaissance flamande » pour caractériser la peinture du Nord de l’Europe à cette époque. Pour ce dessin, réalisé à l’acrylique dans les tons sépia, Roegiers s’inspire d’une fresque disparue de Vinci, « La Bataille d’Anghiari », représentant la victoire des Florentins sur les Milanais en 1440. Cette peinture d’Histoire nous est surtout connue grâce à un dessin préparatoire exécuté par Pierre Paul Rubens, ainsi que par des croquis de Vinci lui-même, dans lesquels transparaissent la vivacité des combats et une certaine bestialité dans le comportement des soldats. A travers cette œuvre, Rogiers donne l’impression d’une action qui se fige instantanément, suggérant une idée de mouvement.