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Ange Leccia

BIOGRAPHIE DE ANGE LECCIA

Ange Leccia est un plasticien corse né en 1952 à Minerviu. Il vit et travaille aujourd’hui entre Paris et l’Île de Beauté. Il a étudié les arts plastiques, mais s’est également tourné vers la vidéo, la photographie et même le cinéma. Il a été pensionnaire de la Villa Médicis à Rome, mais aussi résident de la Villa Kujoyama à Kyoto. Son travail a été exposé dans de prestigieux musées du monde, parmi lesquels le Musée d’art moderne de la ville de Paris, le Centre Georges Pompidou, le Musée Guggenheim de New York, le Skulptur Projekte de Münster, la Biennale de Venise, le Hiroshima Art Document,... Ses œuvres ont même intégré les collections de plusieurs de ces musées. Plusieurs expositions monographiques lui ont été consacrées, comme au MAC VAL (Musée d’Art Contemporain du Val de Marne) en 2013 ou encore au Palais de Tokyo en 2014 ; en 2017, la National Gallery de Reykjavik lui a même dédié une exposition rétrospective. En 2007, il a réalisé un carnet de visite pour l’Abbaye de Fontevraud. Il est représenté par la galerie Jousse Entreprise.

L'OEUVRE D'ANGE LECCIA

L’œuvre d’Ange Leccia semble constituer un arrêt dans le temps, un moment de contemplation. Ses vidéos, constituées d’un seul plan monté en boucle, parfois en slow motion, présentent une simplicité ainsi qu’un rythme répétitif qui tourne à l’obsession pour le spectateur. Son œuvre la plus connue, intitulée La Mer (1991), est une vidéo sur laquelle on peut observer le mouvement du ressac sur une plage corse, mais l’angle de la caméra est de 90 degrés. Ainsi, l’écume tracée par les vagues évoque de nouvelles formes verticales, presque abstraites, dont la hauteur varie inlassablement. Cette œuvre confère une dimension mystérieuse, voire mystique à la Nature. Elle s’émancipe de la perspective albertienne, nous faisant redécouvrir la plage d’une façon unique. Leccia a dit dans une interview pour le Palais de Tokyo que le rôle de l’artiste est de « montrer d’autres possibles ». Il ajoute que La Mer est finalement un ready-made, puisqu’il a pris des images de la plage et qu’il l’a faite Art. Il a en outre réalisé des œuvres plastiques, par exemple une installation intitulée Fontevraud dans laquelle il a disposé de façon régulière cent chaises surmontées de cent haut-parleurs pouvant évoquer la vie monacale consacrée à la communauté et à la prière.

L'OEUVRE D'ANGE LECCIA AU RIVAU

La série présentée dans le cadre de l’exposition « Viva Léonard » est intitulée Joconde. On y voit une femme, incarnée par l’actrice Laetitia Casta, qui a déjà servi de modèle pour Leccia à de nombreuses reprises, interagir avec le chef-d’œuvre vincien. Ces œuvres ne sont pas sans rappeler une vidéo réalisée par le vidéaste et plasticien corse en 2005, La Déraison du Louvre, dans laquelle on voit Casta errer dans le plus grand musée du monde. La musique et les jeux de lumière accompagnent son parcours en illustrant les connections qu’établit ce personnage avec les tableaux et sculptures exposés. Ces photographies, comme la vidéo, illustrent l’alchimie qui peut se créer entre l’Artiste, sa Création et le spectateur, comme si tout le travail artistique convergeait vers ce moment d’illumination. En effet, une œuvre d’Art existe et est considérée comme telle notamment parce qu’elle est vue, écoutée… Leccia représente ici ce moment-clé de la confrontation d’une œuvre avec son spectateur. C’est par ailleurs une mise en abyme de ce moment, puisque Casta contemple la Joconde comme nous voyons la photographie de Leccia, créant ainsi un lien d’affiliation artistique entre ce dernier et le maître italien de la Renaissance.