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Expositions Temporaires

Rencontre du médiéval et de l'art contemporain

Avec la féérie pour fil rouge, propice à l’invention et à la création, le Château du Rivau invite les artistes de notre temps à une relecture contemporaine d’un château médiéval. Leurs créatures se glissent avec humour parmi les personnages célèbres de l’Histoire de France et achèvent de faire de ce château poétique le royaume des contes de fées. Un univers décalé où les majoliques flirtent avec l’art cynégétique, où une couronne démesurée trône près d’une tapisserie du XVIe siècle où chaque oeuvre de plasticiens flirte et dialogue avec l’art médiéval.

En 2017, l'exposition du château du Rivau a pour thème : Il était une fois la vie de Château.

Karine Bonneval au Château du Rivau

Les expositions temporaires des années précédentes

Depuis l’année 2000, chaque année les jardins du Rivau invitent un artiste à s’exprimer en concevant une œuvre ayant une fonction dans l’espace des jardins. L’été 2000, le jardin de l’artiste égyptienne Ghada Amer offrit aux amoureux une œuvre éphémère et poétique : "l’espace à effeuiller la marguerite". Un vaste parterre de marguerites s’offrait au visiteur, qui ayant cueilli la fleur, n’en gardait que le cœur doré qu’il disposait sur la pelouse voisine. Là, offrande après offrande, amour après amour, se dessinaient les profils de deux amoureux qui s’embrassent.

L’année suivante : "Dwarf Dwarf III" de Présence Panchounette, (Courtesy Fondation Cartier) se moquait des gens de bon goût qui méprisent les nains de jardin. Ce nain géant dialoguait avec les 40 nains intellectuels de l’artiste belge Rik Delrue.

En 2001, toujours l'exposition Pierre Joseph met en scène des personnages, inspirés de contes de fées, du cinéma, de la publicité ou de la vie contemporaine. Les 20 panneaux sérigraphiés exposés dans les grandes salles du château du Rivau peuvent réapparaitre physiquement lors de vernissages d'expositions collectives. Le lendemain de leur présentation, ils sont remplacés par leur trace photographique et deviennent alors des personnages « à réactiver ».

Rik Delrues au Rivau

Rik Delrue - 2002

Pierre Joseph au Rivau

Pierre Joseph - 2001

En 2002, Philippe Ramette intrigue les visiteurs des jardins ; il présente des œuvres propices à découvrir les jardins du Rivau autrement : du Plongeoir, du Balcon et de l’Espace à culpabilité, les jardins du Rivau offrent de nouveaux points de vue (en collaboration avec le Château d’Oiron et le Centre de Création Contemporaine de Tours, courtoisie galerie Renos Xippas).

En 2003, l’artiste Ghada Amer revint au Rivau avec le Love Park. Avec cette œuvre, l’artiste détourna les romantiques bancs publics, haltes privilégiées des promenades en amoureux. Coupé en deux et inversé, sous la forme des « confidents », chaque banc sépare les partenaires, mais devient paradoxalement plus propice à la conversation, à l’échange de points de vue et permet de conter fleurette dans les jardins du Rivau. (Production de l'agence d'artistes du CCC).

2004 : Claude Pasquer, artiste de jardin, imagina pour le Rivau "le Lutin de fer", le Lutin médiéval et le Dragon de la Forêt Enchantée.

En 2005, Clément Borderie installe sa machine à peindre dans le jardin. La toile tendue sur le dispositif qui recueille les rayonnements du soleil, de la lune, les précipitations atmosphériques, les feuilles et le pollen a pour fonction d’enregistrer les marques du temps, telle une plaque photosensible. Durant cette période de gestation, la toile va jour après jour se dessiner sans intervention de l’artiste, uniquement par l’action de la nature. À l'intérieur du château, l'artiste installe les toiles réalisées par la Nature les années passées.

clement Borderie au Rivau

Clement Borderie - 2005

Ghada Amer au Rivau

Ghada Amer - 2003

2006 : Fabien Verschaere revient avec “My own muppet”, (Production l’agence d’artistes du CCC) l’imaginaire de l’artiste, s’intéresse cette fois à une autre icône du merveilleux : la poupée russe. Kate Loret installe “Kasaa”, oeuvre olfactive qui offrira aux visiteurs une perception odorante de l’oeuvre d’art. La photographie l’Aile de Cygne de Balthasar Burkhard (Courtesy Fondation Cartier) offre un autre regard vers rêve et poésie, indissociables de l’univers des jardins du Rivau.

2007 : Neuflize Vie inscrit la publication d’un livre de Klaus Rinke sur le Château du Rivau à son plan d’action de mécénat.Le visiteur, l’artiste et le diable sont nés de cette volonté d’être présente en amont de la création et aussi de rencontres, d’échanges et de liens façonnés au fil des ans. Au fil des saisons et des prises de vues, le plasticien Klaus Rinke, a su saisir l’insaisissable et révéler l’indicible passage du temps sur cette demeure seigneuriale de Touraine.

2008 :l'artiste Céline Turpin a orné les arbres du Rivau de ses parures.

Klaus Rinke au Rivau

Klaus Rinke - 2007

Cat Loray au Rivau

Kate Loret - 2006

A partir de 2009. Les artistes investissent aussi le château : Daniel Schlier a présenté ses chevaliers/moteurs. Et petite incartade à notre ligne art contemporain, nous avons montré 20 pièces de Camille Claudel (en partenariat avec l’association Musique et Patrimoine).

Nouvel espace d'art contemporain, les expositions du château du Rivau sont à la fois dans les jardins et le château médiéval, ce qui crée un espace novateur et original.

Klaus Rinke au Rivau

Celine Turpin - 2008

Depuis 2013, le Château du Rivau organise des expositions thématiques qui présentent un dialogue entre art contemporain et art médiéval. Autour d'un thème lié au château du Rivau et ses jardins de contes de fées, les artistes de notre époque sont invités à créer des oeuvres qui s'inspirent de la thématique et de l'univers du château. Ainsi, en 2013, des artistes se sont exprimés sur l'Art de la parure tant pour les femmes, les hommes et les salles. En 2014, la thématique de l'exposition était celle du secret : secrets d’état, Secrets d’alcôve, message secret, société secrète, secret professionnel , secret d’oreille, secret de cour, secret de polichinelle, secret d’enfant ou élixir secret.

En 2015, l'exposition du château du rivau porte sur les chimères et les merveilles, ainsi les monstres médievaux inspirent les artistes contemporains...

En 2016, le château du Rivau présente une exposition sur les fantômes et les apparitionscar comme le soulignait si justement Chateaubriand : "on ne sait pourquoi les fantômes se plaisent à fréquenter les châteaux"

En 2017 : Il était une fois la vie de château. Dans les salles du château médiéval, l’art d’aujourd’hui réactive le monde du merveilleux. Les oeuvres présentées revisitent chevaliers, princesses aux amours contrariées, animaux mirobolants et paysages de cocagne, issus du miroir que renvoie l’imaginaire du château. Toutes proposent aux visiteurs un univers porteur d’émotions témoignant de la survivance du merveilleux à l’heure des nouvelles technologies