Le château du Rivau est intimement lié à l'illustre famille des Beauvau.
Apparentés aux comtes d'Anjou, ils avaient le privilège dès le XIe siècle de rendre hommage à leur suzerain l'épée au côté, debout, et le chapeau sur le chef.

Au XIIIe siècle, les Beauvau passèrent aux services des rois de France. Ils furent ensuite alliés à la famille royale par le mariage d'Isabeau de Beauvau avec Jean II de Bourbon en 1454.
Grands serviteurs des rois de France, de nombreux Beauvau donnèrent leurs vies pour le royaume.


Vers la fin de la guerre de Cent ans, Jeanne d'Arc et ses compagnons viennent quérir au Rivau, déjà renommé pour la qualité des destriers de guerre qui y étaient élevés, des chevaux d'équipage, avant le siège d'Orléans, en 1429.

Apporté en dot par Anne de Fontenay lors de son mariage en 1438 avec Pierre de Beauvau, celui-ci, premier chambellan de Charles VII obtient l'autorisation en 1442 de fortifier son "hostel, et d'y faire fossez, murailles, créneaux, arbalétriers, canonnières et douves."
Il meurt à la bataille du Castillon qui mettra fin à la guerre de Cent ans en1453.

Son descendant, François de Beauvau, capitaine de François 1er construisit en 1510, dans la cour des communs, les écuries monumentales qui fournissaient les étalons royaux. Il périt à la bataille de Romagne, aux côtés de Bayard, le 30 avril 1524.


Humanisé par la Renaissance, mi-château d’agrément mi-forteresse, Le Rivau est une des places les plus importantes de Touraine.
Rabelais cite Le Rivau et le fait offrir par Gargantua à son capitaine Tolmére en récompense de ses victoires aux guerres Pichrocolines.

Au grand siècle, Le Rivau est épargné par Richelieu car sa sœur Françoise était mariée à Jean de Beauvau, seigneur du Rivau.

Devenus princes de Lorraine, les Beauvau quittent la Touraine. Le Rivau resta dans les mains des Beauveau pendant 247 ans.
Au XVIIIe siècle, le marquis Michel-Ange de Castellane, seigneur de Villandry acquiert Le Rivau en 1768. Il demeura dans sa famille jusqu'en 1796.

Au début du siècle, le sculpteur Alphonse de Moncel de Perrin, qui travailla au décor du Petit-Palais à Paris, obtient son classement parmi les Monuments Historiques en 1918.

Le peintre Pierre-Laurent Brenot habite Le Rivau de1960 à 1992.

À la fin du XXe siècle, coup de baguette magique, le Rivau, après une campagne de restauration de 10 ans, retrouve sa splendeur, et semble à nouveau s’être échappé d’un album de contes et de légendes.
 
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